La Cour suprême de Corée du Sud a confirmé ce jeudi la condamnation à sept ans de prison de l'ancien président Yoon Suk Yeol. Cette peine est liée à des faits concernant sa déclaration ratée de loi martiale en 2024 et les conséquences qui en ont découlé.

M. Yoon était accusé d'avoir entravé les délibérations du conseil des ministres et d'avoir utilisé des signatures falsifiées du premier ministre avant cette tentative de loi martiale. Il lui était également reproché d'avoir eu recours à des agents de sécurité présidentiels pour empêcher son arrestation. Initialement condamné à cinq ans de prison en janvier, sa peine avait été alourdie à sept ans en appel en avril pour entrave à la justice, alors que le parquet avait requis dix ans.

Cette confirmation par la plus haute instance judiciaire s'inscrit dans un contexte où l'ancien chef d'État fait face à d'autres condamnations significatives. Le 12 juin, il avait écopé de trente ans d'emprisonnement pour avoir envoyé des drones militaires en Corée du Nord en 2024, une initiative que les procureurs ont qualifiée de tentative de provocation de Pyongyang pour créer un prétexte à l'instauration de la loi martiale. Par ailleurs, M. Yoon a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir décrété la loi martiale en décembre 2024 et ordonné le déploiement de l'armée au Parlement. Il a interjeté appel de cette dernière condamnation, affirmant avoir agi dans le seul intérêt de la nation.

Les décisions de la Cour suprême étant sans appel, la confirmation de la peine de sept ans est définitive. Un juge a d'ailleurs déclaré lors de la diffusion de l'arrêt télévisé que « tous les recours sont rejetés ». Les avocats de M. Yoon ont exprimé leur « profond regret », accusant la Cour d'avoir statué « sans délibération suffisante ». Ils ont annoncé leur intention de contester cette décision pour des motifs constitutionnels et de déposer une plainte.