Un violent incendie a ravagé un bar en périphérie de Bangkok dimanche soir, coûtant la vie à au moins 27 personnes et laissant 63 blessés, dont 22 dans un état critique. Le sinistre, qui s'est propagé avec rapidité, soulève de graves préoccupations concernant la sécurité des établissements de nuit dans le pays.
Selon le gouverneur de Bangkok, Chadchart Sittipunt, la cause principale des décès serait l'inhalation de fumée. Des témoins ont décrit une scène chaotique, avec des flammes s'échappant de l'établissement et des clients en feu fuyant dans la rue. Les musiciens présents ont rapporté une coupure de courant suivie d'une explosion près de la scène. L'enquête en cours suggère que des victimes auraient été retrouvées près d'une sortie de secours potentiellement bloquée, tandis que la panique aurait poussé d'autres vers des toilettes sans issue, piégées par la fumée omniprésente.
Bien que les autorités soient intervenues rapidement, cinq minutes après le signalement de l'incendie, la propagation rapide des flammes a rendu l'accès aux lieux difficile. Des membres des services d'urgence ont décrit un intérieur jonché de débris, avec des meubles obstruant les passages, des heures après que le feu a été maîtrisé dans la nuit de dimanche à lundi.
Ce drame n'est malheureusement pas un cas isolé. Il s'inscrit dans une série de catastrophes similaires qui ont endeuillé la Thaïlande ces dernières années. En 2022, 25 personnes avaient péri dans l'incendie d'une discothèque à Chonburi, et un autre club avait pris feu à Bangkok en 2009, faisant 67 morts lors d'une célébration du nouvel an. Ces tragédies récurrentes mettent en lumière un problème systémique : la réglementation thaïlandaise en matière de sécurité et de santé dans les lieux de divertissement est notoirement laxiste, et son application souvent déficiente, sûrement lié à l'envie du pays de garder son image de destination touristique.



