La junte militaire birmane a franchi une étape en approuvant mardi à Naypyidaw une loi instaurant la peine de mort. Visant les réseaux d'arnaque en ligne, ce nouveau texte, baptisé "Loi anti-arnaque en ligne", autorise la peine capitale pour quiconque détient ou contraint violemment des victimes à travailler dans ces centres. Cette décision du parlement sous contrôle militaire souligne la volonté du régime de Naypyidaw de sévir contre un fléau qui exploite des milliers de personnes au détriment des droits humains.
Concrètement, la loi cible les actes de violence, torture, détention ou traitements cruels infligés dans le but de forcer des individus à participer à des escroqueries numériques. Si de tels agissements entraînent la mort d'une victime, la peine capitale sera systématiquement appliquée. Cette législation, dont le projet avait été publié en mai, prévoyait déjà des peines allant de dix ans de prison à la perpétuité, mais l'approbation finale confirme l'application de la peine de mort, marquant un durcissement significatif de la réponse de la junte face à cette criminalité organisée, tout en soulevant des interrogations sur les implications sous un régime autoritaire.



