Dharmendra Pradhan, ministre indien de l'Éducation, a récemment annoncé sa démission, cédant sous la pression d'une vaste mobilisation étudiante. Ces manifestations, qui ont secoué New Delhi pendant six jours, dénonçaient des fraudes massives aux examens universitaires nationaux. Suite à cette annonce, les représentants des étudiants, menés notamment par le Parti du peuple des cafards (CJP), ont appelé à la fin pacifique de leur mouvement.
Ce scandale met en lumière le désespoir d'une jeunesse indienne confrontée au chômage et pour qui ces concours représentent une voie cruciale vers la mobilité sociale. Le CJP, un mouvement satirique né en réaction à des propos méprisants du président de la Cour suprême envers les jeunes chômeurs, a catalysé cette fronde. Face à la contestation, le gouvernement a introduit un projet de loi prévoyant des sanctions sévères contre la triche ainsi que des mesures à venir afin de répondre aux attentes de la jeunesse. Cette dernière a donc triomphé mais continue de reprocher aux artistes leurs manque d'implication dans le débat.


