Afin de ne pas devoir apporter de précisions à chaque fois, nous n'aborderons pas la propagande pro-Modi du film. Entre réécriture des événements, xénophobie quasi ouverte et nationalisme extrême, le film se cache à peine derrière le message: "Ceci est une œuvre de fiction et ne doit pas être interprétée comme une représentation de faits historique". Pourtant, quand on ajoute de vrais extraits de discours et qu'on parle d'attentats ayant réellement eu lieu, on sait que le public fera les rapprochements attendus.

Dhurandhar 2 : The Revenge sort donc 1 an après le premier. Produit et tourné en même temps, les deux films n'auraient dû faire qu'un. Difficile à croire quand on voit que la durée des deux réunis s'élève à plus de 7h30 (3h30 pour le 1 et 3h50 pour le 2) ! L'histoire reprend là où elle nous a laissé, Hamza, toujours en infiltration pour l'armée indienne, doit maintenant faire face aux conséquences de ses actes. Nous en apprenons donc plus sur lui, son passé ainsi que ses motivations. A la suite d'un conflit pour des terres, la famille d'Hamza (appelé Jaskirat Singh) se retrouve victime d'une violente attaque. Son père est pendu, sa grande soeur vi*lée puis tuée et sa petite soeur enlevée. Abandonné par la justice indienne, Hamza décide de passer à l'attaque et tue tous les agresseurs afin de sauver sa sœur (Le terme "Revenge" du film prend déjà son sens). Condamné à mort, il est finalement recruté par les services secrets indiens afin de mener une infiltration au Pakistan et devenir le "boss" de la région.

Arjun Rampal change de style

Le film est donc très généreux en terme de durée mais aussi de personnages. Il arrivera souvent qu'on se demande qui est le personnage mentionné ou de s'interroger sur les rapports de force, surtout si les deux films ne sont pas enchainés d'une traite. Le premier film avait pourtant réussi à mieux nous impliquer en prenant plus de temps afin de développer l'univers. Le deuxième film semble vouloir faire plus rapide, plus fort et surtout plus sanglant. La violence est ici à son paroxysme et la brutalité en devient presque écœurante. "Presque" car le cinéma indien de ces dernières années nous habitue à voir des têtes décapitées et des membres arrachés. Les amateurs de scènes d'action auront donc de quoi faire car le film saura répondre à leurs attentes: Explosions, gun fight et combat à mains nues, le film est polyvalent. On notera quand même l'inutilité des personnages féminins, les musiques un peu en deça (hormis la reprise de Didi qui est une belle surprise) et un rythme moins accrocheur que le premier.

Reprise de DIDI

Dhurandhar 2 : The Revenge s'inscrit donc parfaitement dans la tendance actuelle du cinéma d'action indien. On sait pourquoi on vient et ça fonctionne. A condition d'être vigilants sur le propos politique du film.